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Chroniques de Djamel : Intro

Djamel, un jeune normal qui n'aime pas la vie qu'on lui a donnée. Ambitieux et sceptique, marocain des origines mais se croit différent des autres, DJamel a 23 ans, il travail dans un poste minable dans une société minable, ses journées sont inter-minables.
DJamel croit aimer la vie, mais la vie partage son amour pour elle, il croit qu'un jour sa vie va se bousculer et qu'il prendra le dessus (mon Q ué ) .. Voici les Chroniques de DJamel !


Les câleurs calés

DJamel vit dans une banlieue populaire, puisque son salaire ne lui permet pas de s'offrir le luxe d'habiter un appartement dans la ville, le réveil quotidien de 6h30 sur son portable monophonique noir & blanc, il se réveil petit à petit, prépare son berrad de thé et boit le peu de zit zitoune qu'il lui reste après la dernière visite de lhajja.. Mets sa petite et unique cravate, enfile sa chemise cartonnée, essayant de dresser quelques cheveux rebelles, la barbe éparpillée sur son visage, le col démonté, les chaussures grises non cirées.. Il laisse tombé tout ça enfin de compte puisque il sait que personne ne le remarquera encore aujourd'hui, on sait juste son nom parceque sa physionomie d'homme des cavernes est unique. 7h30 : DJamel sort pour le travail.
Puisque DJamel est un employé minable, il n'a pas de voiture, ni de moto.. Il a un transport spéciale : Ses Pieds! Mais pour se rendre à son travail, il se permet son unique luxe: le bus.
Il va à l'arrêt de bus avec ses compatriotes bussistes, attendant sagement la terrible conserve de métal qui à peine marche.10, 20 et 30 min passèrent, rien à l'horizon.. Les quelques philosophes matinales de l'arrêt de bus commencent leur sessions de bla bla, les explications merdiques, les quelques suggestions qu'ils font tout le temps, en se disant que si j'étais le maire de la ville j'aurais fais ça et ça... que l'Etat vole leur argent, que les ministres passent les vacances aux îles Tahiti, que la classe moyenne sert de rat de labos.. Etc.
DJamel il s'en fout de tout ça, il pense qu'a arrondir ses fins de mois pour qu'il puisse inviter une collègues..(Pas maintenant), En tout cas le bus arrive surchargé déjà, les gens se préparent: les Bzatems dans les poche intérieurs, les portables sécurisées, les montres à l'abri
Notre DJamel s'en fou encore, il n'a rien à offrir aux voleurs.. Il mettra tout un HLM de voleurs en grève lui!
Djamel monte les trois marches de l'autobus après qu'on lui a reformé l'anatomie de son corps, les mains à la places des épaules, les épaules à la places des pieds.. Mais tout ça n'affectais en rien notre Djamel, il était zen. .la seule chose qui lui faisait peur c'est d'être caler !
Et oui, au bus on est calé !
La cale, est un sport marocain ancestral, apparut avec l'invention des bus, il existe des vrais professionnels dans cette discipline nommés : les câleurs.
Les câleurs sont ces gens qui passent leur journée entière en bus, et qui repèrent les filles seules et oups, ils se collent à elles.. Ils se contentent pas de ça, ils manifestent même ça pour un droit, quand une fille proteste, ils répondent par leur fameuse phrase : le bus c'est un transport public collective populaire démocratique, t'as qu'a prendre un taxi.
Cette fois, dans le bus y'avait que des moustaches, pas l'ombre d'un corps au féminin.. Le 2éme arrêt, toujours walouu, que des moustaches et à forcent que les passagers montent les espaces se resserrent jusqu'à ce que les câleurs se font calés, ce sont les câleurs calés. Comme personne n'échappe à cette règle, même le chauffeur est calé, évidemment notre Djamel est calé d'office.
Djamel arrive à destination après de longue sessions de calages routiniers auxquels il a pris habitude, il est devenu un calé professionnel aussi.


Fin du premier opus.

# Posté le vendredi 12 décembre 2008 07:45

Modifié le vendredi 12 décembre 2008 09:02

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