Les seuls êtres vivants que l'on connaît, à l'heure actuelle, sont ceux de notre propre planète. Aucune des autres planètes visitées par robot interposé n'a l'air d'en accueillir. Pour l'instant, donc, le score est de 1 système solaire exploré, 0 extra-terrestre trouvé...
Faisons des suppositions pas trop exigeantes:
Pour qu'il y ait de la vie, il faut une planète: Ca manque de moins en moins, on en découvre maintenant assez régulièrement autour d'autres étoiles. Ce sont pour l'instant toutes des géantes, les plus petites d'entre elles étant de la taille de Saturne.
Il faut une chimie très active sur cette planète, les petites molécules ne sont pas assez complexes pour véhiculer les informations propres au monde vivant. Et si l'on veut faire de grosses molécules, on s'aperçoit vite que le carbone semble taillé pour ça. Ca tombe bien, il est loin d'être rare dans l'espace. De plus, il faut un solvant, un liquide dans lequel les réactions chimiques seront encore plus efficaces, l'eau est vraiment "faite" pour ça, et là encore, on en trouve partout.
Pour que l'eau y soit liquide, il faut une source de chaleur à cette planète. Elle peut-être externe, et c'est alors le rôle de l'étoile autour de laquelle elle tourne. Elle ne devra alors en être ni trop loin (elle serait glacée), ni trop proche (l'eau y serait vaporisée ou même décomposée). Mais la source d'énergie pourrait aussi être interne, grâce aux désintégrations radioactives du noyau de la planète, ou due encore à des forces de marées causées par un astre proche et massif ou un gros satellite.
Des foultitudes de planètes dans l'Univers doivent répondre à ces critères, les systèmes planétaires semblant de plus en plus régulièrement associés aux étoiles. La vie est donc forcément née ailleurs dans l'Univers.
Et l'intelligence? La capacité à comprendre son environnement , voire même à le modifier?
Là, les filtres sont plus strictes, car il faut du temps à la vie pour évoluer suffisamment afin que des formes d'intelligences apparaissent. Il faut donc des planètes stables, qui possèdent des orbites ne risquant guère d'être modifiées, et des étoiles tout aussi régulières dans leur train de vie.
Il semble donc que la vie intelligente privilégiera sans doute les systèmes d'étoiles simples (les doubles ou multiples, n'ont d'orbites planétaires stables que très grandes donc avec des planètes très froides), et pas trop grosses (afin d'avoir une vie longue et calme).